As simple as that …

Going forward

Looking upfront, driving ahead, as simple as that (sans chercher 30 glorieuses au diesel dans le rétroviseur)

Avant, quand les bar(b)ons du business français, et consultants exilés à Londres n’avaient pas d’idée plus bouleversante pour doper l’économie française que de vendre plus d’UV de business-English dans leurs écoles parisiennes, ça semblait aussi oldschool du neurone et mou du bulbe que ce(ux) qu’on entend (mé)dire au Medef ou (re)lire à Bercy.

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En France, on n’est pas trop “Google Glass”, ni  même “GoPro”, et on a l’humour très français, comme le sens des affaires …

Mais c’était avant.

Credits : Ashok Dongre

Ach, la clochardisation, gross Malheur …

Maintenant, même si on apprend mieux l’English, le business, la compétitivité et le business-English en pratiquant l’English, le business et le business-English sur le terrain, en faisant autant d’Erasmus et autres séjours à l’étranger que possible tant qu’on à la sécurité sociale de la famille ou des étudiants, en allant vendre des hamburgers, du temps de cerveau ou des crédits bancaires à Londres, Singapour ou Dubai pour se payer ses vacances en Asie, en Russie ou en Amérique Latine, on se demande si  faire lire plus de business-English à ScPo et autres temples de la déformation des futures élites de la nation, faire pratiquer un peu le grand oral en English à l’ena, et mettre in English les cours de déconomie de Sup’deCo Jouy en Josas, ne serait pas du genre “petite cause, grands effets” pour la compétitivité en chantant (ou pas) la Marseillaise,  le progrès social en dialoguant (ou pas), touça-toussa.

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Crédits : Zaza

Parce que c’est plus “as simple as that”, de réussir, quand on pratique fluently le global-business-English.

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Crédits : The NewYorker – Barbara Smaller

Plus “as simple as that” de greenwasher un peu tout in English, qu’avec les apparatchiks francophones  EELV.

The NewYorker - Barbara Smaller

Crédits : The NewYorker – Barbara Smaller

Plus “as simple as that”, understanding English, de doper la compétitivité, de réduire le coût du travail (même sans délocaliser au bout du monde) quand on parle anglais, de lutter contre les discriminations pour être politiquement correct près de chez soi (même si on exploite plein de petits enfants au bout du monde et si on emploie plus de lobbyistes que Total et Greenpeace réunis), et de pratiquer le dialogue social sans dépenser des fortunes en hôtesses d’accueil et notes de frais de taxis, avion en business-class et hôtels chics pour guest-stars de choc, vestiaire, petits fours et champagne (même si on est quand même obligé de sponsoriser la nouvelle diplomatie économique et commerciale du Quai d’Orsay tout en continuant à inviter les fonctionnaires de Bercy parce qu’on ne sait jamais ce qu’ils deviendront en grandissant, ni quel ministère franco-franchouilard s’occupera des à-côtés de grands contrats à l’export, du consulting subventionné aux PME, et des centres d’affaires français à l’étranger, à la prochaine alternance).

The New-Yorker Mick Stevens

Crédits : The New-Yorker – Mick Stevens

Bien sur, nothing, surtout pas l’économie réelle et le business hors marchés publics captifs et petits deals entre amis, is “as simple as that”, mais causer et lire English (et bosser #InRealLife, pas juste apprendre par coeur les QCM pour singes savants et les bonnes manières pour les oraux, mais c’est un autre sujet, quoique cela se discute) devrait être un pré-requis des concours administratifs pour futurs fonctionnaires français voulant pantoufler dans le business entre Français genre HEC, ena, X, toussa-touça, pour réduire un peu le risque du syndrome “Lignes Maginot, Exception Culturelle et No Pasaran !” avec séquelles de la passion délirante pour les PME-Bonsaï et de la spécialisation en grand oral et poil dans les quatre mains, dans la “haute” fonction publique, et au cas ou quelques-uns voudraient se lancer dans le business plus ou moins international genre vendre du luxe français, made in France ou pas, à tous les couillons du monde contemporain ayant les moyens et l’envie de payer de l’alcool industriel en flacon plus cher que l’Yquem au litre, de porter 30 paires de godasses lourdingues lustrées main dans leur sac monogrammé, d’acheter des bateaux coréens made in Saint-Nazaire, ou de rouler en diesel (byzeway pas made in France, les raffineries françaises produisant de l’essence, à croire que les ingénieurs des grandes écoles bossant dans l’industrie pétrolière en France sont plus du genre avions renifleurs que Rockefeller) des marques du temps de la Croisière Jaune.

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Crédits : Christo

Back to basics, as simple as that, and KISS (Keep It Simple, Stupid !).

Renaud Favier – 22 avril 2014

frenchonomics Renaud Favier

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