Il faudrait arrêter de se faire des films sur le numérique, le digital, les #StartUp et tout ce binz

 

CARTE INCUBATEURS MISE À JOUR LE 12_05_2014

CARTE INCUBATEURS MISE À JOUR LE 12_05_2014 – Crédit : Cahiers de l’Innovation

A regarder la carte de Paris des pouponnières à StartUp, hubs de coworking pour geeks et autres “machins” coopératifs, privés indépendants ou émanant de grosses boites et “bidules” plus ou moins étatiques, régionaux, municipaux, ou chambredecommercesques gravitant sur fonds publics autour du #FrenchTech partout et de l’innovation pour tous, ou vice-versa, on se demande si la capitale de la république autoproclamée numérique a juste la folie des grandeurs (le virus des glandeurs jouant au babyfoot en short entre une pizza mal dégelée et des bières pas très fraiches ?) en général et une crise aigüe de délire digital avec le projet #1000StartUp de la Halle Freyssinet en cerise pharaonique (rien de moins que l’ambition d’être le plus gros truc mondial du genre, avec à sa tête une community manager envoyée par Microsoft) sur le clafoutis, ou si l’Île de France a attrapé la varicelle des incubateurs avec un gros bubon en train de mûrir juste entre BPIFrance et Bercy …

Il faudrait quelques chiffres sur l’impact de tout ce barnum sur la croissance, même future, et son rapport qualité-prix pour l’emploi, même prévisionnel, en dehors des jobs de stagiaires, bureaucrates de pôles de compétitivité, fonctionnaires de BPIFrance et apparatchiks du numéricosme, mais mystère et boule de gomme.

Il serait intéressant d’avoir quelques indicateurs, si possibles convaincants, sur l’investissement public direct, et indirect via les crédits d’impôts et autres incitations sociales et fiscales, dans la bulle numérique, ses émanations à l’étranger (si, il y a des “French Tech Hubs”, sensés doper notre écosystème d’innovation en facilitant le branchement des startups d’origine française sur les partenaires, financiers et clients étrangers), mais le travail académique sérieux manque un peu dans les think-tanks …

On devrait tenter de mesurer la performance des incubateurs, accélérateurs, facilitateurs et autres business angels français dans l’absolu et relativement à la concurrence internationale … comme le suggère un contributeur des Cahiers de l’Innovation http://www.lescahiersdelinnovation.com/2015/07/mesurer-la-performance-des-incubateurs/

Bref, il serait (plus) raisonnable d’arrêter de fantasmer entre abonnés au Monde en salons parisiens sur le numérique en général et les StartUp en particulier comme l’alpha de la croissance et l’oméga de l’emploi en France, et vice-versa, en l’absence du moindre début de confirmation qu’on n’est pas juste en train de gaver une bulle (de plus, diront les vieux de la vieille du Plan Calcul et autres avions renifleurs) d’argent public emprunté à taux zéro mais qu’il faudra bien rembourser un jour …

Ce qu’on a dit à Davos (2016), hub mondial de la pensée libérale, sur la gouvernance économique, de la “4ème révolution industrielle” : http://www.weforum.org/agenda/2016/01/the-fourth-industrial-revolution-what-it-means-and-how-to-respond

Ce qu’en pensent les “alter” et autres économistes français d’obédience gauchisante http://www.alternatives-economiques.fr/s-approprier-la-revolution-numerique_fr_art_92_9004.html

La doctrine gouvernementale http://www.strategie.gouv.fr/actualites/revolution-numerique-une-revolution-industrielle

Les évangiles de l’écosystème http://www.cnnumerique.fr

Renaud Favier – 10 février 2016

 

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