Planète #PME, “ça va mieux” aussi …

small-business

Honni qui à quelqu’un(e) qui tchatche à toutes les Planètes PME y pense

Planète PME, avant, c’était la grosse PME Pride de Paris d’autour du 18 juin (Mongénéral est encore très populaire chez les petits patrons) au prestigieux Palais des Congrès de la Porte Maillot, où tous les politiciens se précipitaient comme au salon de l’agriculture, de l’auto ou de l’immobilier défiscalisé au Maroc, pour se faire filmer avec quelques notables influents de l’entrepreneurocosme au stand de la section CGPME de leur “fief” électoral, ou jouer à TedX en conférence “plénière” dans une salle pleine de chercheurs d’emplois fatigués et d’étudiants d’écoles de management (on ne dit plus commerce, ça faisait … PME, voire provincial).

En 2015, il y a dû y avoir du rififi, voire de l’entre-flinguage dans le (bas du) dos entre les barons du syndicalisme patronal * … un malaise, voire un lâchage politique … un problème d’intendance, voire un souci rapport aux budgets … ou un cocktail d’un peu tout ça, parce que le truc s’est retrouvé au vieux CESE du Trocadéro (le Palais d’Iéna a de beaux restes dorés, des fauteuils qui ont du connaître les fesses de Jules Ferry, voire Jules César, et des escaliers en marbre façon Ancien Régime, mais c’est un hospice de la taille d’un Multiplexe de banlieue avec un wifi d’avant l’électricité), comme un vulgaire jamboree de notaires ou séminaire d’experts comptables.

Mais maintenant, en 2016, un raout en loucedé au Palais Brongniart comme une petite foire à l’expatriation ou une boum de startupers au Camping avec Axelle en before de cocktail CapDigital au 104, ou after de grand binz BPIFrance à Bercy, sous la pluie d’octobre, avec Myriam El Khomri et Michel Sapin en guest stars et 2 spectateurs (dont moi) pour la grande (sic) conférence sur la parité en direct sur facebook … sale temps pour la PME Pride, il n’y’a que les journalistes des Echos qui peuvent venir au cocktail en voisins (ça durera ce que ça durera) depuis la rue du Quatre Septembre, qui s’en réjouissent.

Pour les fans, c’est sur facebook : https://www.facebook.com/PlanetePMEpageofficielle

A suivre, mais si ça continue comme ça, Planète PME sera bientôt un atelier de l’université d’été du Medef à HEC entre un stand de glaces américaines et une auto-promotion d’ancien ministre devenu consultant, ou un discours à l’assemblé générale des chambres de commerce avant le powerpoint sur la fibre optique dans les petits commerces de province, le small business act à la française, ou les bureaux pour VIE à temps partagé dans les clubs d’affaires à l’étranger … ce qui peut, au demeurant, sembler dans l’ordre des choses, voire pas plus ballot que ça, à ceux qui sont un tant soit peu soucieux de rationalité institutionnelle et budgétaire, ou dont le biftek, l’amour-propre, et/ou la recherche d’emploi ne dépendent pas de la tenue d’un stand, d’un blabla à une conférence, et/ou du serrage de quelques paluches à la CGPME Pride parisienne.

Renaud Favier – 18 octobre 2016

* Les observateurs de ce microcosme auront bien sûr constaté que les relations entre le Medef et la CGPME ne sont plus tout à fait ce qu’elles furent du temps de l’idylle entre l’ex patronne des grands patrons (un temps en préretraite au CESE, maintenant rangée des voitures) et celui qu’on croyait éternel du côté de chez les PME … que les largesses consulaires ont pris un gros coup dans l’aile depuis que les chambres de commerce étaient les meilleures clientes des maisons de Champagne grâce aux discrets charmes budgétaires d’avant (la CCI de Paris -dont l’ex Président a d’ailleurs (été) démissionné avant terme (http://www.latribune.fr/regions/ile-de-france/le-patron-de-la-cci-ile-de-france-demissionne-535083.html), non sans avoir lui même limogé, entre autres, le patron de l’ESCP (http://www.challenges.fr/france/le-patron-de-l-escp-contraint-a-la-demission_77)- en est rendue à vendre, à une branche du groupe Pinault, dit-on, la bourse de commerce de derrière le Pied de Cochon, en espérant pourvoir s’accrocher le plus longtemps possible à son délicieux grand hôtel particulier de l’avenue de Friedland avec parc privé pour les mondanités, à deux pas de l’Etoile, un peu en retrait de l’ambassade du Qatar, du siège de Vivendi, et des vitrines de luxe des Champs-Elysées) … et que les entrepreneurs pas encore exilés ou en faillite, hormis les enfants-bulles en short des incubateurs à StartUp et autres gosses gâtés du FrenchTech, ont autre chose à ficher que de s’entre-taper sur le ventre à des pince-fesses subventionnés par les banques et les machins parapublics, et de faire des selfies avec des sous-ministres intérimaires cherchant du boulot, des candidats à telle ou telle élection franchouillarde, et autres stagiaires de cabinets ministériels parachutés à la tête de fromages républicains avant alternance.

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