Le grand déplacement … des centres de production, décision et influence économique ?

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Certains citoyens français s’inquiètent, à tort ou à raison, d’un réel ou supposé “grand remplacement” par des peuples migrateurs de la population autochtone française à faible natalité et forte propension à l’exil fiscal, professionnel, ou juste économique (avec une retraite de petit fonctionnaire, on vivote en province et survit à Paris, mais on est un prince à Tanger -surtout depuis que l’euphorie de l’arrivée de l’usine Renault/Logan est passée, que le sentiment de sécurité prospère et souriante s’étiole chez les Chrétiens en Orient, et que les prix de l’immobilier retrouvent des niveaux moins spéculatifs- ; avec les revenus d’une petite entreprise en France on est un roi à Bali ou en Thaïlande-jusqu’à ce que les retraités asiatiques et sybarites océaniens y fassent monter le coût de la vie dans la stratosphère- ; et avec quelques rentes, cours à ScPo et HEC, et/ou jetons de présence dans des conseils d’administrations bien choisis, on peut vivre agréablement en honnête père de famille pas pressuré d’impôts ni asphyxié de taxes en francophonie frontalière calme et paisible, au bord du Léman ou à un jet de pierre de Lille, si on trouve Monaco trop bling et le Luxembourg étriqué) …

Perso, c’est plus le grand déplacement des centres de production, de décision, d’influence, et de création de richesse et d’emplois économiquement viables en général, qui me préoccupe (en tout cas plus que les déplacements en bagnole sans carburant grâce à la CGT re-née de ses cendres de cigares cubains, en transports en commun en grève par solidarité avec les camarades en grève contre le gouvernement socialiste -ou pas, on ne sait plus trop, maintenant que la #LoiTravail et #NuitDebout sont morts et enterrés-, ou en avion cloué au sol sans contrôle aérien pour cause de contrariété d’une certaine catégorie de privilégiés préférant faire grève début juin plutôt que de risquer d’empiéter sur leurs vacances d’été).

Entre les délocalisations industrielles et de services (jusqu’ici, les coiffeurs et les serruriers restent en France, mais déjà les centres d’appel et de codage sont partis), l’investissement à l’étranger par les détenteurs de capital (genre le Beigbeder illettré -le blond qui grenouille au Medef et essaye de se faire parachuter dans le 12ème arrondissement de Paris à chaque élection législative, pas le mondain rigolo qui a relancé LUI-, qui place le produit de ses profits sur la libéralisation du marché français de l’électricité dans des terres agricoles en Ukraine et Argentine) et/ou d’intelligence (ex Xavier Niel ou Numa qui s’installent en Californie ou ailleurs sous les hourras du #FrenchTech en after de raout supposé innovatif ou vaguement disruptant à Bercy et/ou before de happening franchouillard à Vegas ou Barcelone), le contrôle à plus de 55% du CAC40 par des fonds étrangers pas toujours rassurants, et les rachats de “pépites” et fleurons à vitesse grand “V” par des non-européens parfois prédateurs, il y a de quoi s’inquiéter un peu si on a déjà du mal à croire que les Trente Glorieuses sont devant nous (cf le pathétique bouquin de propagande de campagne électorale des déconomistes du PS Rabault et Berger, devenues députées sur le tsunami rose de 2012), que “la France a tout pour réussir” comme le répète BFM ad nauseam qui ne semble pas avoir compris que la révolution numérique ne sera pas gagnée par des fonctionnaires en grèves au bras de tangeeks jouant au babyfoot en incubateurs à startup subventionnés entre une commission #bruitdanslaBoue et un Kakathon avec pitch à volonté et distribution de business-plans aux prédateurs étrangers qui n’en demandent pas tant, ou simplement que #çavamieux.

Et vous, vous croyez que #çavamieux  que le grand déplacement est préoccupant ?

RF – 31 mai 2016

PS : aujourd’hui, c’est Speedy, dont on annonce la vente au Japonais Bridgestone.