Macron devrait-il nommer un ministre du commerce extérieur ?

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Un quarteron de vieux hauts fonctionnaires plus ou moins défroqués ayant usé leurs  Berluti dans les couloirs du Bercy des grandes heures d’entre les protocoles à grosses valises et les crédits exports “préciputés comme des bêtes”, et connu leur quart d’heure de vieilles gloires dans le sillage de DSK, tentent un come-back en prétextant de l’indispensabilitude d’un ministre du commerce extérieur.

Cela a duement commencé par la distribution tout azimut, par tous les réseaux classiques et à tous les influenceurs réels ou supposés de tous les candidats à la présidentielle et/ou prétendants à un maroquin sérieux, de notes, évidemment copiées-collées, maladroitement inspirées des dossiers génération Dree 2000 et autres PowerPoint trimballés d’assises de l’export en TedX de la compétitivité depuis une trentaine d’années de déficits plus ou moins à abyssaux. Rien que de très normal, et de très normalement stérile.

Comme, ni le président élu, ni les ministres du premier round (gouvernement Doudou 2.1) ne semblaient se passionner pour les enjeux de la chasse en meute de PME, le président des Conseillers du Commerce Extérieur (CCE) s’est fendu d’un billet de 30 lignes dans LinkedIn pour rappeler qu’il était candidat naturel au maroquin traditionnellement dévolu au radical de service, à une potiche parlant allemand, à un(e) surnuméraire à caser, parfois aux trois à la fois. Las, non seulement l’excellent et entreprenant dignitaire n’a pas été coopté, mais le gouvernement Doudou 2.2 Post législatives ne compte même pas un vague sous secrétaire d’état au Quai  “à la Désir” formellement en charge du truc mais sans compétence, ni troupes, moins encore de badge d’accès à Bercy ou chez BusinessFrance, tandis que personne chez Le Maire, hormis quelques apparatchiks exilés dans de lointaines ambassades ou des couloirs sans passerelle vers Colbert, ne semble très préoccupé pour au moins continuer pour l’honneur le combat d’arrière-garde pour récupérer les lampes à huile et navires à voile de l’export administrés du bon vieux temps des offices, du bureau des FCE, et autres sinistres Coface ou PT dont la renégociation en Club de Paris permettait de tester la résistance au manque de sommeil des jeunes fonctionnaires du Trésor parlant anglais et sachant capitaliser les intérêts de retard à venir.

Du coup, le (re)dit président des CCE (cf supra, on rappelle pour les ceusses distraits au paragraphe plus haut mais néanmoins intrigués, que les CCE sont un genre de Rotary Club du microcosme de l’export français en France et sur le terrain, à ne pas confondre avec la Fabrique de l’exportation qui rassemble à Paris quelques un des “machins” supposés motiver et aider les exportateurs à choper du business à l’international) a rameuté quelques vieux combattants socialistes toujours peu ou prou dans les réseaux de l’export pour gratter un papier que l’ex de DSK a charitablement accepté de laisser passer sur le mur des blogueurs de son Hufington Post, ce qui ouvre en principe la porte à une tribune dans le Monde pendant les vacances des rédacteurs et des (é)lecteurs, puis à une invitation à commenter un PowerPoint à l’université d’été du … Medef, parce que si les restes du canal historique du PS en organisent une, d’abord il n’y aura personne du canal #EnMarche, ensuite l’ordre du jour sera exclusivement consacré au sauvetage d’autant de sièges de sénateurs que possible.

Cercle Freyssinet, vaste programme …

Constatons, juste pour ne pas désespérer,  ni donner trop d’importance à un quarteron de nostalgiques des notes ministres, du Cercle des Directeurs et des arbitrages nocturnes à Matignon ou au “Château”, que l’économie française ne produira, ni n’exportera, ni plus, ni mieux, ni moins bien, ni ailleurs, avec ou sans ministre, et que c’est pareil pour le tourisme, l’attractivité, les Français exilés, ou tout autre enjeu multilatéral, PME, numérique, StartUp, grands contrats, ou autre truc bidon et/ou tarte à la crème de saison (byzeway, les opposants au Tafta ou au même avec le Canada doivent être ravis de l’accord UE-Japon conclu avant même le premier courrier des lecteurs dans Libé) que les uns ou les autres pourront inventer pour justifier leur maroquin. Et, last coup de pied de l’âne but not least, notons que ça ne marchait pas mieux avec Bébé Fekl, favori de Hollande parlant allemand, qu’avec Tatie Bricq, sénatrice cacochyme recalée de l’écologie).

Je sais pas si je vais me faire des potes, mais je vais me faire enguirlander par le quarteron d’ex collègues …

Sinon, sur le sujet des enjeux et de l’actu du commerce extérieur, on n’est pas obligé de lire seulement du copié-collé moisi corpo pour copains sur les murs de copines … y’a moins pire, moins racorni, et c’est gratuit.

http://renaudfavier.com/2012/08/11/ach-deficit-commerce-exterieur-et-competitivite-de-france-gross-malheur-maintenant/

http://madeinfrance2012.wordpress.com/2012/10/09/commerce-exterieur-jusquici-tout-va-encore-juste-tres-mal-mais-ca-ne-sannonce-pas-mieux-quavant/

http://www.youscribe.com/catalogue/livres/ressources-professionnelles/competitivite-2012-v4-du-4-novembre-2012-1822197

http://www.youscribe.com/catalogue/livres/ressources-professionnelles/creation-d-entreprise/competitivite-vaste-programme-220377

Bonnes lectures et vacances.

RF – 9 Juillet 2017

PS (c’est de circonstance) : le billet des vieux blogueurs http://m.huffingtonpost.fr/philippe-delleur/sans-ministre-du-commerce-exterieur-gouvernement-philippe-promesses-macron_a_23020735/?utm_hp_ref=fr-homepage